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lundi 29 août 2011

LES PLAQUES DE VERRE


Comment conserver LES plaques de verre ?

Première règle, sans doute la plus importante, stockez vos plaques dans un lieu sec et à température constante. En clair, évitez cave et grenier.
Il est tentant de vouloir conserver ses plaques de verre dans les boites en cartons d'origine. C'est une fausse bonne idée car ces boites arrivent aujourd'hui en fin de vie et sont pour la plupart, en très mauvais état. Qui plus est, elles sont pleines d'acide et de solvants qui vont immanquablement venir s'attaquer à l'émulsion de vos plaques.

Le mieux, pour protèger ses plaques, il faut les mettre dans des pochettes en papier permanent CHRONOS à 4 rabats que peut acheter sur le site Art Conservation. Ces pochettes sont disponibles en plusieurs formats 9x12 cm, 13x18 cm, etc... On stocke ses plaques ainsi protégées dans des boîtes d'archivage pHibox DUO modèle PM pour plaques de verre qui existent dans les mêmes formats.
Ces fournitures ne sont pas très chères et permettront à vos plaques de traverser les prochaines décennies sans encombre.

Comment numériser des plaques en verre sans effectuer de tirage papier ?
Les plaques en verre sont assez difficiles à numériser surtout si elles sont épaisses et si l'émulsion est peu contrastée. Après plusieurs approches, la seule méthode qui donne des résultats véritablement acceptables est d'utiliser un scanner équipé d'un dos rétro éclairé.

Utiliser un scanner équipé d'un dos rétro éclairé (ex. HP Scanjet 4890 ou équivalent)
Placer la plaque à numériser en prenant soin que l'émulsion soit en contact avec la glace inférieure    du scanner.

Numériser les plaques en million de couleurs à 300 dpi de résolution et 100% de coefficient d'agrandissement.

COLLECTION D'EPREUVES DE PLAQUES DE VERRE


LE DAGUERREOTYPE


Le daguerréotype est un procédé photographique mis au point par Louis Daguerre. Il produit une image sans négatif sur une surface en argent, polie comme un miroir, exposée directement à la lumière.

Le daguerréotype n'est pas le premier procédé photographique, mais les images des procédés antérieurs avaient tendance à disparaître rapidement une fois exposées à la lumière. Le procédé photographique des daguerréotypes est ainsi l'un des premiers à enregistrer et à afficher une image de façon permanente et il est donc devenu le premier procédé photographique utilisé commercialement.



Daguerréotype du général suisse Guillaume-Henri Dufour (1850)
Le terme daguerréotype provient du nom de son inventeur, l'artiste et décorateur français Daguerre, qui découvre ce procédé en 1835. Après des années de perfectionnement, il présente sa découverte à l'Académie française des sciences le 9 janvier 1839.
Le brevet de Daguerre est acquis par le gouvernement français qui, le 19 août 1839, annonce l'invention comme étant un « don au monde ».
Le daguerréotype est un procédé uniquement positif ne permettant aucune reproduction de l'image. Il est constitué d'une plaque, généralement en cuivre, recouverte d'une couche d'argent. Cette plaque est sensibilisée à la lumière en l'exposant à des vapeurs d'iode qui, en se combinant à l'argent, produisent de l'iodure d'argent photosensible. Lorsqu'elle est exposée à la lumière, la plaque enregistre une image invisible, dite « image latente ». Le temps d'exposition est d'environ vingt à trente minutes, beaucoup moins que les méthodes précédentes qui nécessitaient plusieurs heures d'exposition.
Le développement de l'image est effectué en plaçant la plaque exposée au-dessus d'un récipient de mercure légèrement chauffé (75 °C). La vapeur du mercure se condense sur la plaque et se combine à l'iodure d'argent en formant un amalgame uniquement aux endroits où la lumière a agi proportionnellement à l'intensité de celle-ci. L'image ainsi produite est très fragile et peut être enlevée en chauffant la plaque, ce qui produit l'évaporation du mercure de l'amalgame.
On peut à juste titre se demander comment Daguerre qui n'était pas chimiste eut l'idée de soumettre la plaque exposée à des vapeurs de mercure. En 1904, le Professeur Ostwald, chimiste allemand publia un traité intitulé Éléments de chimie inorganique dont la version française fut publiée en 1913 par les éditions Gauthiers Villars. Dans son article sur l'iodure d'argent (§ 708, page 318 du tome II), il indique en note de bas de page :
« … Il est instructif de connaître l'histoire de la découverte de ce procédé. Daguerre avait d'abord cherché à utiliser directement le noircissement de l'iodure d'argent à la lumière, et il avait dirigé ses recherches vers la préparation d'une couche assez sensible pour que le noircissement s'y fasse le plus vite possible. Il avait une fois commencé à prendre une vue, mais fut obligé d'abandonner son travail, et comme la plaque n'avait pas encore noirci, il la crut bonne pour une nouvelle expérience et la mit à cet effet dans une armoire obscure.
Le lendemain, il trouva l'image sur la plaque. Il s'aperçut bientôt qu'une image se produisait chaque fois qu'une plaque éclairée un instant était mise dans l'armoire, mais ne savait pas lequel des objets placés dans cette armoire produisait cet effet.
Il éloigna ces objets l'un après l'autre, mais obtenait toujours des images, même une fois l'armoire entièrement vidée. D'autres armoires, dans les mêmes conditions, ne fournissaient pas d'image. Finalement, il découvrit quelques gouttes de mercure dans les joints du bois, et une expérience de vérification lui fit voir que l'image se développait lorsqu'on maintenait la plaque au-dessus de mercure métallique. »
— Ostwald
C'est la seule mention de cette anecdote rencontrée dans la littérature chimique à ce jour...
L'opération suivante consiste à fixer l'image, c'est-à-dire à la rendre permanente, en plongeant la plaque dans une solution d'hyposulfite de soude, dont l'action avait été découverte plus tôt par Daguerre et Nicéphore Niepce. L'image produite par cette méthode est si fragile qu'elle ne supporte pas la plus légère manipulation, et doit être protégée contre tout contact.
La daguerréotypie se répandit rapidement, excepté en Angleterre, où Daguerre avait secrètement fait breveter son procédé avant de le vendre au gouvernement français. Au début des années 1840, l'invention fut aussitôt présentée aux artistes des États-Unis par Samuel Morse, l'inventeur du télégraphe. Rapidement, un exubérant marché de portraits vit le jour, souvent par le travail d'artistes ambulants qui se déplaçaient de ville en ville.
Le daguerréotype ne fut employé que pendant environ dix ans, car il a été rattrapé par d'autres procédés :
l'ambrotype, présenté en 1854, une image positive sur verre, avec un fond noir ;
le ferrotype, une image sur étain traité chimiquement ;
la photographie à l'albumine, une photographie sur papier produit à partir de grands négatifs de verre.
Le déclin rapide de la photographie par daguerréotype était inévitable. Le processus était complexe, nécessitait beaucoup de travail et impliquait de nombreuses étapes, ce qui rendait les daguerréotypes chers et peu accessibles au grand public. En outre, l'exposition typique était longue, exigeant de rester immobile et de tenir la pose pendant tout ce temps. Enfin, l'inconvénient principal était peut-être l'absence de négatifs qui empêchait toute reproduction de l'image.
Toutefois, à la différence des photographies sur film et sur papiers, un daguerréotype peut durer pour toujours, lorsqu'il est convenablement protégé. Aujourd'hui, les daguerréotypes sont des articles de collection très recherchés. Certains, les daguerréotypes produits par Southworth & Hawes, de Boston, et George S. Cook, de Charleston, sont considérés comme des chefs-d'œuvre de l'art de la photographie1.




« La Daguerréotypomanie. »
Lithographie de Théodore Maurisset parue dans La Caricature en décembre 1839.
De longues files de personnes attendent de se faire photographier, tandis que d'autres font la queue pour s'initier à la daguerrotypie. Sur les pancartes, on peut lire : « Section des daguerrotypomanes », « Section des daguerrotypolâtres », « Épreuve daguerrienne sur papier », « Étrennes daguerrotypiennes pour 1840 » et « Potences à louer pour MM. les graveurs », cette dernière annonçant la mort de l'art et la naissance de la photographie. Dans le ciel, un ballon dirigeable porte une chambre photographique dans son panier.
L’annonce officielle de Daguerre en 1839 est d’abord lancée à Paris, ville qui restera durant plus d’une décennie un des principaux centres de recherche et de production de la daguerréotypie. Au cœur d’une ère ou l’art et la science se recroisent, l’impact sur le public est énorme, et la commercialisation prometteuse : très vite les premiers ateliers ouvrent leurs portes.
Le plus souvent, les daguerréotypistes sont issus d’une formation étrangère à la photographie même, et nombre d’entre eux continuent même de pratiquer leur ancien métier : peintres, opticiens, parfois marchands. Pour ouvrir un atelier, la publicité est très importante. Les annonces sont faites dans les journaux locaux, et l’enseigne doit être imposante compte tenu de la concurrence de plus en plus forte à Paris. Les ateliers proposent principalement des portraits, mais aussi des prises de vues en extérieur, soit pour portraiturer à domicile, dans le jardin du client, soit pour la vente de vues de paysages. En parallèle avec leurs activités publiques, beaucoup de daguerréotypistes s’adonnent dans leur atelier à des recherches ou à des prises de vue de Paris, moins commerciales. Un atelier parisien des années 1845-1850 peut produire plus de 5 000 images par an.
Seule une petite partie de leur production nous est parvenue. En effet, les plaques se détériorent facilement et la conservation n’est au xixe siècle pas suffisamment avancée pour éviter l’oxydation corrosive des daguerréotypes laissés au contact de l’air. Les plaques non conservées dans des écrins hermétiques sont souvent irrécupérables, tandis que d’autres, du fait du coût élevé du matériau, sont plus tard repolies afin d’être réutilisées.
À partir de 1841, les avancées scientifiques permettent de réaliser un portrait en moins d’une minute. La daguerréotypie se répand commercialement de plus en plus, de nombreux ateliers de portraits ouvrent leurs portes à Paris dans les années 1840. Moins de deux ans après l’annonce de Daguerre, certains daguerréotypistes parviennent déjà, par la réduction des formats de leurs plaques et le perfectionnement de leurs méthodes, à obtenir des portraits en quelques dizaines de secondes. Ces avancées apparaissent d’abord à Vienne, avec les frères Natterer, puis aux États-Unis, avec John Adams Whipple, avant de se diffuser à Paris à partir de mars 1841.
Les premiers ateliers parisiens s’installent autour du Palais-Royal — la France est alors encore sous régime monarchique — sur les derniers étages des immeubles. Ainsi apparaissent répertoriés dans les bottins l’atelier de Charles Chevalier dès 1841, puis ceux de Sabatier-Blot, Legros et Vaillat à partir de 1845. Ils font construire des verrières sur les toits afin de réaliser des portraits daguerréotypes en plein soleil. Évidemment, la belle saison favorise ces activités, très difficiles en hiver les premières années, du fait du manque de lumière. Au début des années 1840, ces ateliers restent relativement artisanaux, le travail nécessaire à la daguerréotypie (révélation dans l’obscurité au mercure), et surtout sa non-reproductibilité, ne permettant pas de production massive d’images comme Paris en connaîtra sous le Second Empire. Dès le milieu des années 1850, ces ateliers de daguerréotypie se verront éclipsés par la concurrence des nouveaux studios de portraits tirés sur papier et reproductibles, et ne conserveront, comme le dira alors Nadar, qu’un charme désuet, tout juste bon à attirer des provinciaux ou des nostalgiques.


Le portrait
Les ateliers de portraits s’adressent aux débuts essentiellement à la bourgeoisie, leur coût restant avant les années 1850 assez élevé. Une nouvelle bourgeoisie est alors en plein essor, les « nouveaux riches », dirigeants de la société industrielle. La plupart sont issus de familles peu illustres, voire pauvres, et s’installent à peine dans un milieu aisé où leur intégration est difficile sans l’image d’un passé glorieux. Cette nouvelle classe dirigeante voit alors en la daguerréotypie le moyen de pallier l’absence de galeries de tableaux familiaux, et de se fabriquer ainsi une « histoire » respectable. Le daguerréotype devient dès lors un témoin crucial de sa place dans la hiérarchie sociale.
Les ateliers parisiens sont alors aménagés en intérieurs luxueux, afin de témoigner du niveau de vie du sujet, mais aussi afin d’évoquer des traits plus personnels : son métier, sa formation. La réussite sociale étant la seule gloire de ces nouveaux bourgeois, ils la mettent ainsi en valeur par l’excès de luxe dans lequel ils se font immortaliser : rideaux en drapés, riche mobilier de salon, signe de haute culture (livres, instruments de musique). La pose devient un véritable rituel, dans la tradition des peintres portraitistes, et le temps d’installation nécessaire, si long soit-il, n’entrave pas l’attrait de la clientèle pour le daguerréotype. Car, contrairement à la communauté scientifique et aux photographes, les riches clients ne se soucient guère de l’aspect pratique d’un temps de pose réduit. Ils sont plutôt attirés par le côté à la fois rare, unique, précieux et nouveau du daguerréotype, dont l'une des principales caractéristiques est sa brillance argentée).


Chaise avec système permettant de tenir le buste immobile utilisé pour les prises de vues avec daguerréotypes.

À la fin des années 1840, on va jusqu’à utiliser des mécanismes de maintien du corps et de la tête, afin d’ajuster sa posture et de s’assurer de son immobilité, seule garante de la netteté de l’image. Les temps de pose pouvant être de plus de 30 minutes, il est difficile de se tenir figé si longtemps. Il est hors de question de passer outre le cabinet de toilette à l’entrée, où l’on se doit de rajuster sa coiffure et de se donner des grands airs. Tout cet attirail du paraître et de l’illusion ne manque pas d’attirer les railleries de la caricature, ni d’attiser la critique. Depuis l’annonce de 1839 est née à Paris une communauté « daguerréophobe ».
Les ateliers proposent bientôt des daguerréotypes coloriés, grâce à des teintes sur métal. La grandeur de la plaque, matériau de métal argentifère donc coûteux, est également une indication non négligeable d’aisance financière ; néanmoins, les dimensions varient peu à partir de 1844-1845, le format le plus courant pour le portait restant le quart de plaque, soit environ 10×8cm. La plaque impressionnée est ensuite conservée sous verre pour pallier le risque d’oxydation du dépôt métallique, puis insérée dans un écrin et généralement dans un cadre évoquant le luxe de l’objet. Dorures, décors dessinés ou inscription soigneusement calligraphiée mettent en valeur l’image centrale. Parmi les propositions des ateliers figure également la pratique du portrait funéraire : dès 1842, l’atelier parisien Frascari propose des portraits à domicile de personnes décédées.
Ces ateliers vont également jouer un rôle important dans les recherches sur l’amélioration du procédé de Daguerre au cours des quelques années qui suivent la découverte. Les premiers daguerréotypistes se réunissent dans leurs ateliers afin d’échanger leurs méthodes artisanales et leurs découvertes. Chez Noël Paymal Lerebours, par exemple, qui installe son atelier dans sa boutique d’opticien place du Pont-Neuf, des collègues et amis viennent prendre des vues de sa fenêtre (Hossard parmi d’autres, autour de 1845). Ainsi, en 1840, Hippolyte Fizeau, ancien élève en médecine, met au point un procédé de virage à l’or, améliorant le détail et la finesse du rendu, vite adopté par divers ateliers parisiens. Un an plus tard, collaborant avec Fizeau, Léon Foucault, qui sera membre fondateur de la Société française de photographie, expérimente avec Marc Antoine Gaudin le traitement des plaques au brome, extrêmement sensible, permettant une diminution spectaculaire du temps de pose. Lerebours et Gaudin parlent alors de vues prises en un dixième de seconde, pose suffisamment courte pour laisser apparaître les gens en mouvement. Vers 1843, Choiselat et Ratel, deux autres daguerréotypistes installés à Paris, mettent eux aussi au point une liqueur de brome combiné à l’hydrogène, et réalisent des prises de vues de moins de deux secondes.


Les vues de Paris





LE FERROTYPE


Le ferrotype est une technique photographique mise au point en 1852 par Adolphe-Alexandre Martin et qui supplanta peu à peu l'ambrotype à cause du faible coût des matériaux utilisés et de la rapidité du procédé.

Technique

Une fine plaque de tôle recouverte d'un vernis noir et d'une émulsion au collodion produisait après exposition et développement une image positive directe.

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Le procédé Ferrotype fut mis au point par le français Adolphe Alexandre Martin (1824-1896) qui cherchait un procédé permettant d’améliorer le travail de gravure sur plaques pour les imprimeurs.
En 1853, il tente l’expérience de remplacer la plaque de verre utilisée dans le procédé Ambrotype par une fine plaque de fer recouverte d’un verni noir (ou brun) au collodion. Il obtient ainsi une image positive qui peut ensuite être facilement gravée sur la plaque de fer puis imprimée. Bien que Martin constate la qualité des images qu’il obtient par ce procédé, à aucun moment il ne réalise l’intérêt commercial qu’il pourrait en tirer.

En 1855 Hamilton Smith (1819-1903), qui est professeur de chimie au collège Kenyon de Gambier dans l’Ohio (Etats-Unis), reprend les travaux de Martin et reproduit la même expérience. Un de ses élèves - Peter Neff Jr - voit tout de suite le potentiel offert par ce moyen bon marché de reproduction d’images. Il propose à son professeur de se charger de l’industrialisation de ce procédé qu’il fait breveter en février 1856 sous la désignation de « Melainotype ». Par la suite un autre élève du College Kenyon - Victor Moreau Griswold - se lance à son tour dans la production de plaques de fer photosensibles. Il appellera son produit « Ferrotype ».

Comme l’ambrotype, le ferrotype utilise une base photosensible au collodion. Celle-ci est étalée sur une plaque de fer de 0,15 mm d’épaisseur qui a été préalablement recouverte de vernis noir. L’image ainsi obtenue est un positif direct.
Simple, rapide, peu coûteux, donnant d’assez bons résultats, le Ferrotype connaîtra un énorme succès commercial et perdurera jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale en Europe.
Les Ferrotypes seront déclinés en différents formats et présentations. En Europe, on les retrouvera présentés sous un cadre en papier décoré. Aux Etats-Unis, ils seront montés dans des écrins similaires à ceux utilisés pour les Daguerréotypes ou les Ambrotypes. Avec l’apparition d’appareils photographiques à multiples objectifs, ils permettront également la production de photographies de petit format « Gem », vendues par lot de 12 et montées au format Carte de Visite.

Comme les autres types d'images noir et blanc, les Ferrotypes peuvent être rehaussés de couleurs appliquées au pinceau par des artisans photographes. Néanmoins, un Ferrotype peut être abîmer par l'oxydation, par des rayures ou des abrasions. Un beau Ferrotype, parfaitement préservé, est rare.

La Collection de Ferrotypes ;









































LE CALOTYPE


Le calotype (du grec kalos, beau et typos, impression), ou calotypie, est un procédé photographique inventé par William Henry Fox Talbot et breveté en 1841. Il permet d'obtenir un négatif papier direct et donc la possibilité de reproduire des images positives par simple tirage contact. Le procédé négatif-positif deviendra la base de la photographie argentique moderne.
En 1844, Talbot édita le premier livre illustré par la photographie, Pencil of Nature (Le Crayon de la nature). Cet ouvrage contenait vingt-quatre calotypes hors texte.
En France, c'est Louis Désiré Blanquart-Evrard qui réalisa à Lille les premières impressions de photographies avec ce procédé.

Obtention du négatif papier




Un négatif calotype : George Wilson Bridges, Érechthéion, portique ouest, vers 1848
Pour préparer le support photosensible qui sert au négatif, on enduit une feuille de papier à lettres glacé d'une solution de nitrate d'argent. Une fois sèche, on la plonge dans une solution d'iodure de potassium. Il se forme alors de l'iodure d'argent. La feuille peut être ensuite lavée à l'eau et séchée pour être stockée à l'abri de la lumière.
Pour faire une épreuve, il faut finir de préparer le support photosensible. La feuille de papier recouverte d'iodure d'argent est enduite d'un mélange d'acide gallique et de nitrate d'argent, que Talbot appelait « gallo-nitrate d'argent ».
La feuille est utilisée sèche ou encore humide dans la chambre noire. La durée de l'exposition varie de quelques secondes à quelques minutes, suivant l'éclairage et la couleur du sujet photographié. Après l'exposition, l'image est développée dans du gallo-nitrate d'argent, fixée avec une solution chaude d'hyposulfite de soude, puis lavée à l'eau, séchée et cirée.
Le négatif papier ainsi obtenu est de couleur grisâtre ou brun foncé. Les fibres du papier peuvent lui donner une apparence granuleuse, qui nuit à la qualité de l'image finale, comparée à celle du daguerréotype.
Tirage du positif




Maxime Du Camp, Ibsamboul (Abou Simbel), colosse médial du spéos de Phré, épreuve sur papier salé obtenue à partir d'un calotype négatif par procédé Blanquart-Evrard (18501)
La feuille de papier qui servira de support à l'image positive est d'abord mouillée dans une solution de sel de cuisine, puis, après un court séchage, enduite d'une solution de nitrate d’argent. Après séchage, elle peut recevoir une seconde couche de nitrate d'argent, pour augmenter sa sensibilité.
Le négatif papier est appliqué sur le support positif. Les deux feuilles sont maintenues en contact par pression dans un châssis, puis exposées à la lumière, négatif dessus, jusqu'à ce que l'image positive se forme sur la seconde feuille. Celle-ci est ensuite fixée avec de l'hyposulfite de soude, comme pour le négatif.
Talbot avait d'abord employé du bromure de potassium comme fixateur, avant d'adopter l'hyposulfite de soude, selon la technique qu’il avait apprise de Sir John Herschel. L’hyposulfite de soude, ou thiosulfate de sodium, possède la propriété de dissoudre les sels d’argent. Ce produit est encore utilisé aujourd’hui comme fixateur en photographie argentique.



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En cette moitié du XIXème siècle, deux procédés photographiques cohabitent. Le Daguerréotype reste celui le plus utilisé mais il est complexe et non reproductible.  Le Calotype quant à lui offre une alternative intéressante mais la qualité des images obtenues est très en retrait de celle obtenue avec le procédé de Daguerre.

En 1851, le sculpteur anglais Frederick Scott Archer (1813 – 1857) et son collaborateur Peter Fry  ont l’idée de remplacer le papier salé utilisé pour les calotypes par une plaque de verre sur laquelle ils ont fixé l’émulsion photo-sensible à l’aide de collodion humide.  Ils obtiennent ainsi une image négative sur plaque de verre.

Un peu plus tard, l'Américain James Ambrose Cutting (1814 – 1867) remarque qu'en plaçant ce type de plaque sur un fond de couleur sombre et à condition que le côté émulsion reste sur le dessus, il est alors possible de distinguer une image en positif. Il améliore le procédé et le fait breveter aux Etats-Unis en 1854 sous la désignation d’Ambrotype (du grec Ambrotos . Le procédé fut connu sous le nom de « Collodion Positif » en France et  « Verrotype » en Grande-Bretagne.

L'Ambrotype est donc un négatif sur plaque de verre au collodion humide que l'on a volontairement sous-exposé ou blanchis en utilisant un procédé chimique. L’image négative ainsi traitée est alors posée sur un fond sombre, ou bien le côté non émulsionné de la plaque a été recouvert d'un vernis noir ou rouge (ambrotype rubis).
L'image apparaît alors positive et ne présente pas le phénomène de miroitement du daguerréotype. Seul inconvénient, comme pour le daguerréotype, l’image est non reproductible mais le fait de ne pas avoir à tirer d'épreuve permet un gain de temps certain et surtout  abaisse le prix de revient.


VOIR LES AUTRES PHOTOS SOUS AMBROTYPE








L'AMBROTYPE

L’ambrotype est un procédé photographique élaboré par James Ambrose Cutting en 1854 et qui a concurrencé le daguerréotype en raison de la rapidité d'obtention des images (2 à 4 secondes) et de son prix de revient peu coûteux.
Technique : négatif sur plaque de verre au collodion, sous-exposé à la prise de vue, puis blanchi chimiquement au développement. Posée sur un fond noir, l'image apparaît en positif. Très utilisé pour les portraits et les paysages, l'ambrotype se présente généralement encadré comme le daguerréotype.















Exemple d'ambrotype, vers 1860