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mercredi 31 août 2011

CAPTEUR PHOTOSITE ET ISO


CAPTEUR, PHOTOSITE, ISO

Le capteur positionné dans l'axe de l'optique reçoit la quantité de lumière estimée nécessaire et délivrée à travers le couple Ouverture/Diaphragme en "auto" ou que vous avez sélectionnée en "manuel", afin d'obtenir le meilleur cliché possible.

Composée de plusieurs millions de cellules photosensibles (photosites) et gravée de microcircuits électroniques, le tout disposé sur une minuscule plaque de silicone (de la grosseur environ d'une pièce de 1 euros). Ces photosites ont reçu un traitement pour les rendre sensibles à la lumière et vont réagir proportionnellement à cette dernière.

L'énergie lumineuse se transforme en courant électrique proportionnel à la quantité de lumière reçue. De leur nombre dépend théoriquement la finesse de la photo que les pros appellent "le grain". Ils transforment en courant électrique

~~~~ En principe il faut 4 photosites pour mesurer une couleur et créer ainsi un pixel comme expliqué page suivante. Mais une erreur d'interprétation au départ fait que vous entendrez souvent dire qu'un photosite est égal à un pixel. Ne ramez pas à contre-courant et calculez ainsi pour ne pas vous perdre. ~~~~

La définition, est une caractéristique importante liée au capteur qui définit le nombre maximal de points qui composent l'image produite. (ex : 960 x 1200 pixels). Ce terme est souvent remplacé par "Résolution".

La sensibilité pour sa part exprimée de 50 à 800 ISO (ancien ASA ou DIN) voudrait qu'elle soit meilleure en principe avec un nombre élevé. Pour transférer sur le web préférez ISO 50 et, comme il s'agit là plutôt d'un concept pour appareil argentique, votre numérique souvent s'en occupe automatiquement pour vous.

La valeur la plus courante pour la photo d'extérieur est le 100/200 ISO.

Données techniques complémentaires

Capteur type CDD (Charge Coupled Device)

La surface du CCD est une plaque de silicone (rectangle de proportions 4/3 : voir fond de page) composée de microscopiques carrés ou rectangles photosensibles : les photosites ou encore microcircuits électroniques. Il semble évident que du nombre de photosites dépendra la finesse de l'image.

Suggestion : Le capteur est le centre nerveux d'un appareil photographique numérique dont les performances ne doivent pas être négligées.

Peu de constructeurs se partagent le marché des capteurs CCD et, Sony arrive en tête, puis suivent Panasonic, Philips et Sony. On trouve d'autres marques mais en général les capteurs traités un peu artisanalement donnent des résultats incertains.

Attention, les résolutions d’images sont parfois interpolées de manière logicielle par l’appareil. Pour lever toute ambiguïté, il faut vérifier que le nombre de pixels du capteur est supérieur ou au moins égal au nombre de points de l’image. (cf exemple Chapitre Résolution).

Autres types de capteurs

-CMOS (Complementary Metal Oxide Semiconductor) est moins cher à fabriquer que le capteur de type CDD mais moins précis car plus sensible au 'bruit".

-CMD (Charge Modulated Device) est un dérivé de CDD et CMOS mais plus bruyant au final que le CDD.

-Silicone : dont le silicium est un composant, est la matière utilisée pour recouvrir la plaque du capteur qui devient sensible et réagit à la lumière . Or la surface de cette plaque est divisé en de microscopiques petits carrés photosensibles : les "photosites". Le nombre de photosites actifs touché par une photo prise, détermine le nombre de pixels utilisés et on en déduit la "résolution".

Photosite

Selon l'intensité de la lumière transmise par l'objectif les photosites vont créer un courant servant à reconstituer l'image. Mais ces cellules ne sont pas sensibles à la couleur et donc les images sont uniquement en noir et blanc. Vous allez découvrir plus loin l' opération de transfert des couleurs avec les trois composantes de la lumière, rouge, verte et bleue.

(Juillet 2003) Le capteur qui domine aujourd’hui possède une diagonale de 1/1,8’’. Sur cette (petite) surface, les constructeurs alignent une quantité impressionnante de photosites (ce qui revient à dire que le capteur de base est composé de centaines de milliers de minuscules capteurs lumineux) et, plus ils sont nombreux plus on obtiendra de pixels pour reconstituer l'image. Le hic, c’est qu’augmenter la résolution pose des problèmes de place et s’il est facile d’aligner un, deux, trois millions de photosites sur la surface du capteur, il est déjà plus dur d’en loger quatre,cinq ou six millions ! En clair, plus il y a de photosites sur une même surface, plus leur taille est réduite, plus la place manque et plus cela génère des parasites électroniques.

En pratique, cela se traduit par une perte de sensibilité et une augmentation de « bruit » dans l’image (qui donne un aspect désagréable du à des pixels parasites qu’on trouve le plus souvent dans les zones sombres de l’image, parfois aussi sur l'ensemble du cliché). Pour y remédier, les constructeurs travaillent en parallèle sur le traitement électronique et sur la taille même des capteurs. Certains appareils sont désormais équipés de capteurs plus larges dont la diagonale mesure 2/3’’.

On peut en conclure alors que plus la surface de la plaque sera grande, plus la lumière admise et traitée sera importante et plus l'exposition sera bonne et donnera au final de meilleurs résultats. Ce qui ne veut pas dire que placer 2 Mpx sur un capteur de 2/3 serait mieux car alors la surface n'étant pas complètement couverte de photosites, les pixels parasites pour combler les vides seraient plus nombreux et donc image moins bonne.

Vous constatez que miniaturiser les appareils et obtenir de meilleurs résultats est assez complexe ce qui conduit chaque fabriquant à faire porter ses efforts sur une partie spécifique de l'appareil photo et au final on peut dire qu'aucun n'est mauvais mais aucun n'est parfait.

Sensibilité

Exprimée en ISO (ancien ASA ou DIN) elle évolue entre 50 et 800 ISO. Mais contrairement à la photo argentique traditionnelle vous ne choisissez cette valeur qu'au moment de la prise de vue en mode manuel. Parfois le choix d'un ISO élevé provoque la dégradation de la photo. Toutefois en théorie il est courant de dire que plus les ISO sont élevés plus le film est rapide, c'est-à-dire qu'à ouverture égale il permet un temps de pose plus court.

Format : en photo numérique vous trouvez le 4/3 c'est-à-dire par exemple 1600x1200 ou encore = 300 dénominateur commun. En photo classique argentique le format est 3/2 soit 24/36 et 12 dénominateur commun.

Suggestions : 100 ISO est idéal pour les scènes d'extérieur en plein jour, avec du soleil ou non et, pour la photo au flash en intérieur.

200 ou 400 ISO à choisir pour les scènes en intérieur avec un éclairage faible. A l'intérieur, sans flash devrait convenir aussi.

200 ou 400 ISO pour l'intérieur avec un éclairage faible ou encore en lumière ambiante sans flash.

800 si vous ne pouvez pas utiliser le flash pour compenser le manque de lumière.

RESOLUTION ET PIXELS


RESOLUTION ET PIXELS

Résolution

Calculée en pixels, horizontalement et verticalement (HxV), elle traduit le nombre utilisé après capture d'un sujet et destiné à réaliser un cliché. Il n'y a qu'un pas à franchir pour en déduire que plus le nombre obtenu est grand et plus la qualité et netteté de l'image est bonne. En fait un appareil de 4 millions de pixels va surtout vous permettre de réaliser des agrandissements plus importants qu'avec 2 millions de pixels par exemple.

C'est pourquoi quand vous tirez des photos pensez aussi à l'usage que vous comptez en faire sachant que pour simplement éditer sur le web le 640 x 480 suffit, alors que le tirage qualité photo se fait en principe à 300 PPP d'où une résolution plus élevée.

L'unité de résolution d'image s'exprime en PPP (Pixels Par Pouce avec le Pouce = 2.54 cm), et le nombre de pixels présents dans une surface donnée de l'image peut être par exemple en haute résolution (300 PPP) ou basse résolution (72 PPP).

Pixel

Nom donné à la plus petite partie (point élémentaire) qui compose une image et qui se chiffre en millions suivant les appareils. Vous verrez qu'à chaque pixel correspond une couleur invisible à l'œil nu. Pour rester simple comme convenu, disons que chaque photosite du capteur donnera naissance à un pixel de l'image.

Si l'amalgame entre photosite et pixel est courant et pas facile à expliquer, admettez-le par principe tout en sachant que le nombre de pixels précise la résolution de l'appareil alors que le photosite est un composant de la plaque capteur. Les deux valeurs ne sont pas identiques et chaque pixel est créé à partir de plusieurs photosites (cf. capteur). De plus on devrait dire : appareil de 3 millions de photosites et non 3 millions de pixels, mais c'est trop tard pour changer ce vocabulaire !

Pour les esprits chagrins sachez que :

- Un pixel désigne un point correspondant à la plus petite unité que peut afficher un écran.
ou
- Un pixel désigne un point contenant des informations notamment sur les trois couleurs RVB acheminées pour obtenir la photo. Un cachet d'aspirine et ça va passer !!!

En contrepartie d'une grande image la place mémoire occupée est plus importante et votre carte peut se trouver vite saturée.

Pour vérifier que la fiche technique ne "gonfle" pas les caractéristiques présentées, prenez la plus haute résolution présentée , par exemple 1600x1200 = 1.920.000 pixels soit légèrement inférieur à un bimégapixels de 2 millions et ça passe. Mais si vous avez 2048x1536 = 3.145.728 pixels, pour cet appareil bimégapixels cette résolution ne devra pas être utilisée sous peine de dégrader le cliché concerné. Toujours un résultat plus faible pour être dans les normes.

Lexique

bimégapixels pour deux millions de pixels
trimégapixels pour trois millions de pixels
quadrimégapixels pour quatre millions de pixels
pentamégapixels pour cinq millions de pixels

Données techniques complémentaires

Résolution

La résolution standard est de (HxV) 640x480 pixels = VGA. Avec 800x600 pixels = SVGA. Puis 1024x768 = XGA. Ensuite 1152x864, 1280x1024 et 1600x1200 et on trouve aussi 2048 x 1536, 2272x1704, 2304x1702 = UXGA.

Plus HxV est élevé et plus l'image contient de pixels d'où plus de détails de reproduction du sujet photographié ce qui en fin de course donne un meilleur cliché.

Pixel (contraction de l'anglais "Picture Element" ou élément d'image)

Il faut confirmer que le nombre de pixels outre la qualité de l'image concerne aussi la taille d’impression maximale finale. Plus il y a de pixels et plus il est possible d’agrandir l’image pour obtenir de grands tirages. (attention à la consommation d'encre et de papier spécial photo !!)

Valeurs théoriques et approximatives :

Capteur Image en pixels Format d'impression photo (300 Dpi)
0,3 Mpx 640x480 Pour le Web
1,1 Mpx 1280x1024 11x9
2,1 Mpx 1600x1200 13x10 cm
3,1Mpx 2048x1536 15x10 cm (usuel)
4,1 Mpx 2400x1680 20x15cm
5.1 Mpx 2560x1920 32x25 maxi
6.1 Mpx 2832x2128 36x27 maxi


Pour les "pros" le jugement de la « qualité » se mesure aussi en terme de piqué , restitution des contrastes, respect des couleurs et synchronisation de l’exposition, sujets qui ne sont pas abordés dans ce dossier.

Technique de pointe : Avec la technologie Foveon X3, Sigma SD9, est le premier appareil photo numérique à intégrer un capteur "multicouches" qui présente 3 niveaux superposés de photosites insérés dans du silicium. Le silicium absorbant chaque couleur à une profondeur donnée, les différentes couches de photosites sont positionnées de manière à enregistrer l'une le rouge, une autre couche le vert et une autre le bleu. Donc à chacun des 3 421 656 millions de pixels du capteur correspond en fait un ensemble de trois photosites, formant ainsi un ensemble de 10 264 968 photosites. Tous les autres capteurs des autres marques ne possèdent qu'une seule couche de photosites, avec un seul photosite par pixel. (vocabulaire en délire)

Photo pixélisée

C'est une image dont la résolution de tirage est erronée. Pour un image en 10x15 cm, supposez une résolution minimale admise de 480x720 pixels. Si vous fournissez une résolution plus basse il faut zoomer pour obtenir le 10x15 et les pixels parasites apparaissent, alors que si la résolution est correcte il est inutile de zoomer.

FILTRE COULEURS


FILTRE COULEURS ET FILTRES BAYER

Filtre couleurs RVB

Un capteur donne des informations monochrome (noir et blanc vu que le pixel de base est 0 ou 1), et c'est pourquoi un filtre est placé devant lui pour rendre les photosites sensibles à une nuance : rouge, vert ou bleue (RVB) qui sont les trois couleurs primaires.

Vous allez voir que chaque pixel issu des photosites délivre une intensité de courant, qui est différente suivant la couleur et un pixel correspondant à la couleur blanche ne délivre pas la même énergie qu'un pixel de couleur rouge ... par exemple.

A la sortie du capteur, le signal qui jusqu'à maintenant est analogique est ensuite envoyé à un convertisseur qui le transforme en valeur numérique. Chaque pixel est ensuite stockée dans une mémoire (carte ou disquette située dans l’appareil) . Vous allez y arriver très bientôt.

Filtre de Bayer

Le filtre de Bayer ou filtre RVB est le système le plus classique pour filtrer la lumière admise et restituer "au mieux" les couleurs de l'image photographiée. Il se trouve placé entre l'objectif et le capteur et devant les photosites du capteur.

Le capteur après filtrage en rouge, vert ou bleu, convertit ce signal électrique analogique en signal numérique comme expliqué page suivante.

Données techniques complémentaires

Filtre RVB
Chaque photosite ne recevant qu'une des trois couleurs primaires, en quittant le capteur CCD il renferme la définition de cette couleur et sa position dans l'image en vue de la reconstitution finale.

Filtre de Bayer
Le filtre de Bayer ou filtre RVB est le système le plus classique pour procéder au filtrage de la lumière admise et restituer "au mieux" les couleurs de l'image origine. Pour y parvenir il laisse passer la lumière à travers un des quatre filtres (un quadruplet) dont il est composé pour chaque photosite correspondant, et obtenir ainsi un point image élémentaire ou pixel.

Si par exemple il s'agit de lumière bleue, seul le filtre bleu laisse passer la lumière et seul le photosite bleu produit un courant correspondant .

Attention : pour information seulement et ne pas vous perdre en chemin, il est intéressant de savoir que chaque quadruplet du filtre trouve en face de lui quatre photosites chacun spécialisé pour une des couleurs rouge,bleu ou 2 verts. Et en poussant plus loin, vous avez donc un ensemble de 4 fois plus de photosites que de pixels, vu qu'il n'y a en définitive qu'un photosite sur quatre qui délivre un pixel. ouf !

Récapitulons
Si le filtre de Bayer utilise un ensemble de quatre filtres (quadruplet) : un Rouge, un Bleu et deux Verts, c'est que dernier est en double pour tenir compte de la sensibilité de l'oeil humain et permettre ainsi de restituer "au mieux" les couleurs de l'image origine. D'autres procédés de fabrication ont été élaborés naturellement mais celui-ci est le plus répandu.

 CONVERTISSEUR ANALOGIQUE - NUMERIQUE (A/N)

Le capteur réagit en envoyant du courant analogique d'intensité variable suivant chaque photosite ( la couleur, son intensité et sa position dans l'image) qu'il représente. Ce courant est analysé et converti en numérique seul langage compris par l'ordinateur auquel il faudra bien le relier pour visualiser et éventuellement traiter les résultats. L'image se présente alors sous la forme binaire d'une suite de 0 et de 1 et à partir de là ce sont des millions d'octets qui vont représenter les données.

C'est ici qu'intervient le convertisseur A/N (Analogique/numérique) qui mesure l'amplitude du courant arrivé pour le transformer en courant binaire. On dit que l'image est alors numérisée.

L'image est ensuite compressée et stockée dans la mémoire de l'appareil.

COMRESSION


COMPRESSION

L'image reconstituée doit être compressée pour tenir moins de place sur la mémoire où elle va être stockée.

Suggestion : Prévoir dans tous les cas l'achat d'une mémoire plus puissante (64 ou 128 Mo) que celle livrée parfois avec l'appareil et qui fait 16 Mo et rarement 32 Mo.

Il existe un processeur spécial qui calcule les algorithmes de compression et vérifiez sur les fiches techniques (rarement mentionné !) le temps pendant lequel l'appareil ne peut tirer de nouvelle photo, qui dure en moyenne de 2 à 8 secondes ce qui dans ce dernier cas est très pénalisant.

Dur alors de prétendre photographier des sujets en mouvement et de tirer "en mode rafale" (expliqué plus loin).

Plusieurs niveaux de compression sont proposés qui permettent de choisir celui qui semble le plus adapté, entre qualité d'image et poids du fichier résultant. Certains appareils offrent l'option "sans compression", pour obtenir des clichés superbes mais un peu lourds.

C'est le format Jpeg (JPG) qui est utilisé couramment mais il en existe d'autres suivant les appareils. (Tiff, AVI, Waw, Mpeg VX, Mov, Raw)

Bien, vous approchez de l'étape finale qui va concerner la mémoire et le transfert sur votre ordinateur.

Compression et format Images

Il est indispensable de compresser les données obtenues en fin de chaîne pour loger le maximum de photos dans la carte mémoire dont la capacité est souvent limitée.

Compression non destructive, ainsi nommée car l'image est restituée avec la totalité des données de départ. TIFF qui utilise l'algorithme LZW.

Le Tiff, utilisé par de nombreux supports mais occupe énormément de mémoire, et le RAW qui permettent d'enregistrer une image sans perte de qualité.

Compression destructive, par opposition est appliquée aux images et aux sons qui peuvent y être associés mais supprime certaines données ce qui peut altérer le rendu. GIF, JPG ...

Le format des images proposé d'office est toujours le Jpeg dont la compression peut être effectuée par un logiciel classique situé dans le processeur de l'appareil (système lent), ou bien par un logiciel logé dans un processeur séparé spécial DSP (Digital Signal Processor) qui donne une meilleure qualité des images, traitement plus rapide et donc moins de temps à attendre entre deux prises de vues.

Ce format compresse largement le poids de la photo et si on n'exagère pas vous ne dégradez que très partiellement la qualité du cliché.

Enfin, il faut savoir que certains appareils permettent d'enregistrer de courtes séquences vidéo avec ou sans ajout de son mais de qualité encore médiocre. Beaucoup de photoscopes peuvent aussi servir de Webcam. Mais vous souhaitez faire de jolies photos ou du "bric-à-brac" ?

LES BATTERIES


BATTERIES

Les batteries, piles, rechargeables, fournissent le courant nécessaire au bon fonctionnement de votre appareil photo numérique et sont un des éléments à prendre en compte dans le budget global car la consommation des appareils photo numériques est relativement importante. N'hésitez pas à consulter cette rubrique sur le fichier "caractéristiques" de l'appareil avant de vous décider.

Si aujourd'hui l'autonomie est en général convenable tous les appareils ne proposant pas les mêmes composants, restez vigilants.

Les appareils utilisant des batteries Lithium-Ion ou des accumulateurs NiMH rechargeables (vérifier si le chargeur est compris) permettent de tirer des centaines de photos théoriquement, suivant que l'écran LCD gros consommateur d'énergie comme déjà signalé, est allumé ou pas.

Pile AA = alcaline en général quatre accus de 1.2Volts, à proscrire.

Différentes batteries et accus

Retenons trois familles de batteries :
- les Lithium-Ion et Lithium-Polymère. (NP-20)
- les Ni-Cd (Nickel et Cadmium) , (Cadmium Nickel).
- les Ni-Mh (Nickel et Metal-Hydrure) , (Nickel Metal Hybride).

Les batteries au lithium ont une durée de vie (souvent) plus courte mais meilleure autonomie d'utilisation , plus chères et nécessitent un chargeur spécial. Les Ni-Cd plus complexes à entretenir ont une durée de vie plus longue, et les Ni-Mh proposent un résultat intermédiaire entre les deux précédemment citées. Ces deux dernières peuvent se recharger avant décharge complète sans risque pour leur durée de vie.

Important : la puissance est un élément à bien surveiller et est exprimé en mAH (milli ampère/heure) avec des valeurs comme 850, 1100, 1850 .... mAH. Plus ce chiffre est élevé meilleure est votre batterie et plus longtemps elle durera.

Données techniques complémentaires

Batteries

Le raz-de-marée Lithium-Ion et Lithium-Ion-Polymère

Les batteries Lithium-Ion, auparavant utilisées presque exclusivement sur les ordinateurs portables, ont fait leur apparition sur des appareils photos numériques.

Ces batteries ont l'avantage de ne pas être soumises à "l'effet mémoire" du fait d'une meilleure tenue du lithium face au problème de la cristallisation ce qui évite à l'utilisateur de procéder à des décharges profondes périodiques. Donc possibilité de les recharger partiellement ou de les recharger avant qu'elles soient complètement déchargées.

Les surcharges comme pour tout composant de ce type sont à éviter et il est préférable de procéder à de courtes charges quotidiennes de quelques minutes, afin de réduire le nombre de cycles complets de recharge.

Chargeur de batteries

Il faut veiller à ce que le chargeur soit bien compatible avec les batteries car certaines marques ne supportent pas ou très mal parfois, de charger des batteries d'un autre constructeur.

Suggestion

L’utilisateur aura tout intérêt à investir dans un jeu de batterie supplémentaire et rechargeable, avec chargeur si l'appareil n'en est pas doté. Changez les batteries dés que l'appareil vous le signale car si la tension devient insuffisante vous risquez fort d'endommager votre carte mémoire.

Certains appareils permettent le chargement des batteries sans les extraire de l'appareil, grâce à l'adaptateur secteur, ce qui n'est pas forcément pratique, mais peut éviter d'acheter un chargeur si l'appareil n'en est pas pourvu. Bien s'informer au préalable.

OUVERTURE ET DISTANCE


Comment choisir son objectif ?
Ouverture et distance de mise au point
L'ouverture
L'ouverture correspond à la luminosité maximale quand le diaphragme est ouvert.
L'ouverture est souvent défini sous la forme « 1 : 2.8 – 4 » ou « f/2.8 – f/4 » .
Les chiffres 2,8 ou 4 représentent les ouvertures maximales.
Plus le chiffre est petit plus l'ouverture est grande.
L'ouverture est importante car plus elle sera grande, plus la visée sera lumineuse et la mise au point sera facilitée.
Une grande ouverture va également permettre de réduire la profondeur de champ pour isoler un sujet.
Bref, dans les caractéristiques de l'appareil, plus les chiffres sont petits, plus l'objectif est de qualité (et cher !).
Les ouvertures les plus courantes sont : 1, 1.4, 2.8, 4, 5.6, 8, 11 et 16.
L'ouverture d'un objectif est liée à la focale et au diamètre de sa lentille.
En effet, pour calculer l'ouverture on doit diviser la focale par le diamètre de sa lentille frontale.
Par exemple pour un 50mm avec un diamètre de 25mm, l'ouverture va être de 2 (50 divisé par 25).
Vous aurez donc compris pourquoi avec les zooms, les indications sont doubles (f/2.8 - f/4). L'ouverture 2,8 correspond à la plus courte focale et 4 à la plus grande.


La distance minimale de mise au point
C'est le dernier point important à prendre en compte dans les caractéristiques de l'objectif.
Cette valeur correspond à la distance minimale au dessous de laquelle la photographie devient floue. Cette distance varie en fonction de la focale.
La distance minimale de mise au point est importante si l'on souhaite faire de la macro par exemple.

ANGLE DE CHAMP


Comment choisir son objectif ?
Angle de champ
Comme on vient de le voir précédemment la focale va également définir l'angle de champ de l'objectif, c'est-à-dire l'angle que va pouvoir capter l'appareil photo. Ainsi une focale courte va entraîner un grand angle de champ alors qu'une focale longue va plutôt correspondre à un angle de champ serré.
Voici une description plus détaillée des focales et angles de champs qui en découlent.
Attention, les valeurs de focales sont les valeurs équivalentes en 35mm.
Focale de 28mm : Il s'agit là d'un grand angle puisqu'il couvre 75°. On se sert de ce type de focale pour des panoramas, des photographies de paysage ou de reportage. Les perspectives sont intéressantes (attention quand même aux déformations) et la profondeur de champ est garantie.
Focale de 35mm : C'est une focale parfaite pour les photos pour lesquelles vous n'avez pas assez de recul et les photos de groupe par exemple. Son angle de champ est de 63°. Les perspectives sont donc moins flagrantes qu'avec un 28mm mais il y a moins de risques de déformations et de vignettage.
Focale de 50mm : C'est la focale classique qui correspond à peu prés à la vision humaine avec un angle de champ de 47°.
Focale de 90mm : Le champ couvert par cette focale est de 27°. On l'utilise donc pour des portraits, des gros plans, des détails dans un paysage par exemple. La profondeur de champ est alors plus réduite que les focales précédentes.
Focale de 135mm : Cette focale couvre 18°. On l'utilise donc pour des photographies d'objets relativement éloignés.
Focale de 200mm : Ce téléobjectif donne un champ serré de 12°, la profondeur de champ est alors très faible. Une focale de 200mm peut être utile pour isoler et faire un très gros plan sur un sujet.


LA FOCALE



Comment choisir son objectif ?
La focale
La focale détermine le grossissement observé au travers de l'objectif.
Plus précisément, la focale représente la distance en millimètres qui sépare le capteur du centre optique de l'objectif (assimilé au point nodal, c'est-à-dire le point où les rayons commencent à converger), lorsque la mise au point est faite sur l'infini.



Les focales d'un appareil numérique et d'un appareil argentique sont complètement différentes pour des raisons techniques et peuvent même différer selon les capteurs. Les constructeurs ont donc pris l'habitude d'indiquer sur les fiches techniques des appareils numériques des valeurs de focales équivalentes à un classique 35 mm ou 24x36 qui caractérise les compacts et reflexes argentiques.
Par exemple Minolta indique pour le DiMAGE A2 une focale de 7,2mm et précise que son équivalent 24x36 est égal à 28mm.
Il existe plusieurs types d'objectifs.
Tout d'abord, on peut trouver des objectifs à focale fixe, c'est-à-dire des objectifs qui n'ont qu'une seule et même focale (donc pas de zoom).
Les appareils photo numériques compacts correspondant sont soit des appareils d'entrée de gamme (même s'ils sont de plus en plus rares) soit des appareils ultra compacts ou gadgets.
Les appareils à objectif fixe sont parfaits pour la photographie de paysage mais ne sont pas recommandés pour photographier de près car ils ont tendance à déformer.
Dans le cas d'un objectif interchangeable, une focale fixe sera, par contre, signe de qualité. Chaque objectif, selon sa focale, sera spécialisé dans un domaine précis (portrait, macro, paysage...).
Le type d'objectif le plus répandu est l'objectif à focale variable.
On l'appelle plus communément un objectif zoom.
Ce type d'objectif a la particularité de pouvoir faire varier la focale et ainsi de se rapprocher ou s'éloigner virtuellement du sujet à photographier.
Attention, la plupart des zooms perdent de la luminosité lorsque la distance focale augmente.
La focale de l'objectif (ou la plage de focales) est donc un élément très important à prendre en compte lors de l'achat d'un appareil photo (ou d'un objectif pour un reflex numérique).

CHOIX DE L'OBJECTIF



Comment choisir son objectif ?
Qu'est-ce qu'un objectif ?



L'objectif est l'élément qui va définir la qualité finale de votre image ainsi que la façon dont vous allez utiliser l'appareil photo, il ne faut donc pas le choisir à la légère.
L'objectif est un ensemble optique qui capture la photographie en focalisant la lumière sur le capteur.
A l'inverse des compacts et bridges Caméras, les reflexes numériques sont des appareils à objectifs interchangeables, on va donc pouvoir placer sur le boîtier plusieurs types d'objectifs selon les besoins, ce qui est, bien sur, un grand avantage (mais le prix n'est évidemment pas le même).
La qualité d'un objectif est définie par la qualité de ses composants.
Plusieurs éléments vont avoir leur importance :
Sa focale (fixe ou variable)
Son angle de champ
Son ouverture c'est-à-dire la quantité maximale de lumière captée par l'objectif
Sa distance minimale de mise au point


On retrouve la plupart du temps certaines informations importantes directement sur l'objectif : la marque du fabricant de l'objectif et son numéro de série, sa focale (ou sa plage de focale), son ouverture maximale et parfois la puissance du zoom optique.

MODE M


Modes et priorités
Le Mode Manuel (M)

Le mode manuel (M) est à réserver aux initiés. Dans ce mode vous disposez d’une liberté totale pour régler les paramètres de votre photographie. Vous pourrez donc choisir une vitesse et une ouverture à votre guise en étant guidé ou pas par les informations provenant de la mesure de la lumière.
Ce mode est à conseiller dans deux cas précis :
- Si vous faites de la photo en studio avec un éclairage contrôlé, le mode manuel convient mieux. De même pour des photos au flash.
- Dans des conditions d’expositions spécifiques que vous souhaitez modifier, par exemple une photographie nocturne. Le mode manuel vous permettra de régler votre vitesse et votre ouverture de façon à éclaircir la scène.

Le mode manuel (M) laisse libre cours à votre imagination puisque vous contrôlez tous les paramètres de votre photographie.


MODE A


Modes et priorités
Le Mode Priorité Diaphragme (A ou Av)

Le mode priorité ouverture (A ou Av pour les Canon) appelé également priorité diaphragme (les deux termes sont identiques) va vous permettre de choisir l’ouverture manuellement et ainsi de contrôler la profondeur de champs de votre image. En photographie, la vitesse et l’ouverture sont liées, l’appareil va donc régler automatiquement la vitesse selon l’ouverture que vous aurez choisie. L’ouverture contrôle la quantité de lumière qui atteint le capteur, les ouvertures les plus petites sont dont associées à des vitesses lentes (pour que l’image ait le temps de se former sur le capteur) et inversement, les grandes ouvertures sont associées à des vitesses rapides.
Afin de maîtriser au mieux la zone de netteté de votre image (et donc sa profondeur de champ), il faut toujours garder à l’esprit qu’une grande ouverture (f/2,8 par exemple) permet d’obtenir une profondeur de champ réduite. Une grande ouverture est donc préférable pour les portraits ou pour la macrophotographie. Ainsi vous l’aurez compris, une faible ouverture (f/22 par exemple) vous permettra d’obtenir une grande profondeur de champ, idéale pour les paysages.

Avec le mode programme (P) l’appareil choisit lui-même les réglages les plus adaptés mais vous laisse tout de même la possibilité de faire quelques modifications.



PRIORITE VITESSE


Modes et priorités
Le Mode Priorité Vitesse (S ou Tv)

Le mode priorité vitesse (S ou Tv pour les Canon) vous permet de déterminer la vitesse pendant que l’appareil choisit automatiquement l’ouverture la plus adaptée pour obtenir la meilleure exposition possible.
Ce mode va donc vous permettre d’obtenir l’effet que vous souhaitez sur un sujet en action (sport, animaux, enfants…). En effet, vous allez pouvoir geler l’action avec une vitesse rapide (1/500 sec par exemple) ou bien donner une sensation de vitesse (effet de filé) avec une vitesse lente (1 sec par exemple). Bien sur la profondeur de champ est plus ou moins importante selon la vitesse. Si votre vitesse est élevée, la profondeur de champ sera réduite et inversement.
Notez également que ce mode n’est pas recommandé pour les photographies nocturnes. En effet le mode priorité Vitesse permet de capturer des images qui ont une exposition équivalente à celle que voit l’œil humain, il vous sera donc impossible de vous servir de la vitesse (et donc d’une longue exposition) pour obtenir des images plus lumineuses… Vous serez, dans ce cas, obligé de passer en mode manuel.

Avec le mode programme (P) l’appareil choisit lui-même les réglages les plus adaptés mais vous laisse tout de même la possibilité de faire quelques modifications.



PROGRAMME P



Modes et priorités
Le Mode Programme (P)

Le mode Programme (P) est assez proche du mode auto à l’exception près que vous pouvez apporter quelques modifications. L’appareil photo règle automatiquement la vitesse et le diaphragme et vous laisse la possibilité de modifier, selon les modèles, le réglage de l’exposition, la balance des blancs, le type de lumière ou encore le collimateur AF...
Certains appareils photo numériques possèdent une version du mode P appelée Programme variable et permettant de choisir une combinaison différente de vitesse/diaphragme. En gros vous obtenez toujours une bonne exposition mais vous pouvez privilégier la profondeur de champ (vitesse lente et petit diaphragme) ou bien figer une action (grande vitesse et grande ouverture).
Ce mode est donc idéal pour passer du mode automatique destiné aux débutants à celui des modes à priorités. Il vous guidera tout en vous laissant une certaine liberté de création.

Avec le mode programme (P) l’appareil choisit lui-même les réglages les plus adaptés mais vous laisse tout de même la possibilité de faire quelques modifications.


MODE AUTOMATIQUE



Modes et priorités
Le Mode Automatique

L'intérêt du mode auto est, comme son nom l'indique, d'effectuer tous les réglages automatiquement : vitesse, ouverture, balance des blancs, exposition, ect.
Vous n'avez qu'à cadrer et déclancher pour obtenir une photo qui dans 90% des cas sera tout a fait réussie. Bien évidemment ce mode vous limite énormément puisque vous ne décidez rien...
Nous conseillons d'utiliser ce mode lorsque vous débutez ou bien lorsque les conditions sont extrêmement complexes.

Avec le mode Automatique, vos photos sont assurées d'être réussies mais les possibilités artistiques sont pratiquement nulles.


DIFFERENTS MODE


Modes et priorités

Sommmaire du cours
P S A M... Voilà des lettres gravées sur chaque appareil photo numérique mais beaucoup ne savent pas réellement à quoi elles peuvent bien correspondre.

Nous allons ici étudier la signification et l'utilisation de chacun de ces modes. Après avoir lu ce cours vous saurez lequel sélectionner en fonction de la photographie à faire !

Commencer le cours
Le Mode Auto
L'intérêt du mode auto est, comme son nom l'indique, d'effectuer tous les réglages automatiquement : vitesse, ouverture, balance des blancs, exposition, etc. [...]

Le Mode Programme (P)
Le mode Programme (P) est assez proche du mode auto à  l'exception près que vous pouvez apporter quelques modifications. L'appareil photo règle automatiquement la vitesse [...]

Le Mode Priorité Vitesse (S ou Tv)
Le mode priorité vitesse (S ou Tv pour les Canon) vous permet de déterminer la vitesse pendant que l'appareil choisit automatiquement l'ouverture la plus adaptée pour obtenir la meilleure exposition possible. [...]

Le Mode Priorité Diaphragme / Ouverture (A ou Av)
Le mode priorité ouverture (A ou Av pour les Canon) appelé également priorité diaphragme (les deux termes sont identiques) va vous permettre de choisir l'ouverture manuellement et ainsi de contrôler la profondeur de champs de votre image. [...]

Le Mode Manuel (M)
Le mode manuel (M) est à réserver aux initiés. Dans ce mode vous disposez d’une liberté totale pour régler les param&rgrave;tres de votre photographie. Vous pourrez donc choisir une vitesse et une ouverture à  votre guise en étant guidé ou pas par les informations provenant de la mesure de la lumière. [...]

CAPTEURS PHOTO


La taille des capteurs photo
Du temps de l'argentique, le capteur photographique était le même pour (quasiment) tout le monde : la pellicule 35 mm était omniprésente, des plus simples des compacts aux plus avancés des reflex. Ce n'est plus le cas avec le numérique, et on entend souvent dire qu'un «capteur de reflex» est bien meilleur. Pourquoi donc ?

l y a un aspect moins souvent cité en faveur des grands capteurs ou, plus exactement, des gros photosites : la dynamique, c'est-à-dire la capacité à conserver des détails à la fois dans les ombres et dans les hautes lumières. Ici, le compact (à droite) a complètement brûlé la fenêtre, les fentes du store étant à peine visibles, malgré une exposition semblable sur l'ensemble de l'image.
Les gros photosites du reflex (à gauche) peuvent capturer plus de lumière sans saturer. Ils sont donc capables d'accepter de plus grands écarts de luminosité, et de bien détailler tout à la fois, par exemple, une robe blanche et un costume noir — ceux qui photographient un mariage apprécieront.
En bref

Un grand capteur permet :
de faire des photos plus belles en basse lumière ;
de mieux contrôler le profondeur de champ dans un but esthétique.
Il oblige à :
faire attention à ne pas trop réduire la profondeur de champ (utiliser au besoin le mode Av).
Pourquoi des tailles différentes ?

Dès les premiers APN compacts, on a cherché à limiter les coûts. Or, un capteur plus petit coûte moins cher à produire : on en fabrique plus dans une seule «galette» de silicium et, en cas de défaut de celui-ci, la surface perdue est moindre.

Sur les reflex, il n'était pas possible de réduire la taille du capteur : la taille du viseur, et donc son confort, est lié à celle du capteur puisqu'ils utilisent le même objectif. En outre, il fallait que les professionnels puissent réutiliser les coûteux objectifs achetés pour leurs appareils argentiques.



Résultat : on a clairement deux mondes, avec les «grands capteurs» faisant au minimum 13x17 mm et les «petits capteurs» faisant au maximum 6x8 mm. Les premiers (illustration en vert et bleu) sont utilisés sur les reflex, les hybrides micro 4/3 et une poignée d'autres appareils (Sigma DP1 et DP2 notamment), les seconds sur tous les autres APN — compacts ou bridges, c'est pareil (illustration en jaune et rouge).

Principale influence : la sensibilité

Un capteur est composé d'un grand nombre de photosites, des éléments qui transforment la lumière en courant électrique. Chaque photosite peut donc être vu comme un minuscule panneau solaire captant la lumière d'une couleur primaire (rouge, vert ou bleu).

Cela paraît logique : un grand panneau solaire capte plus de soleil qu'un petit, et donc fournit plus d'électricité. À quelques détails techniques près, ce phénomène se produit également sur les photosites. Il est évident que si l'on entasse 12 millions de photosites sur un capteur d'environ 4,5x6 mm (comme le Canon Ixus 110 IS), chaque photosite sera beaucoup plus petit que si on en met le même nombre sur un capteur de 15x23 mm (cas du Nikon D5000).


Schémas des photosites de capteurs courants ; la flèche indique la mesure du «pas», la distance entre photosites.
De gauche à droite : reflex Pentax K20D, compacts Fuji F200EXR et Panasonic FX40.
Notez la différence de taille des surfaces sensibles (colorées).

Un rapide calcul montre que les photosites du D5000 sont environ 12 fois plus gros que ceux de l'Ixus 110 IS. Il s'agit là d'un cas extrême, la définition des reflex étant encore généralement légèrement supérieure à celle des compacts, mais de manière générale, un photosite de reflex amateur est donc 8 à 12 fois plus gros qu'un photosite de compact (ci-dessus) ; s'il reçoit la même illumination, il va donc capter 8 à 12 fois plus de lumière, et donc fournir un courant plus puissant.


Même définition, même sensibilité (1600 ISO), mais
taille de capteur différente : reflex APS en haut, compact en bas.

Or, si le courant est trop faible, on ne peut pas le mesurer avec précision. Il faut l'amplifier, ce qui augmente les petites erreurs aléatoires qu'il transporte. Et, au final, on obtient des images «bruitées» — dans l'exemple ci-dessus, voyez comme l'image du bas est granuleuse. À l'inverse, un courant fort n'aura pas besoin d'être amplifié et pourra être mesuré plus efficacement ; le bruit sera nettement plus faible.

Seconde influence : la profondeur de champ

Un paysage, on l'aime bien net à toutes les distances. En revanche, on peut parfois vouloir rendre flou un arrière-plan ou un avant-plan, pour détacher un visage sur un fond flou ou masquer une herbe placée entre l'appareil et le sujet par exemple. La possibilité de contrôler ce flou (on parle de «profondeur de champ») est liée à la taille physique de l'image projetée sur le capteur. Or, pour remplir un capteur de 15 mm de hauteur, il est évident que cette image doit être trois fois plus grande que pour remplir un capteur de 5 mm de hauteur.



taille de capteur différente : compact à gauche, reflex APS à droite.

Ici, la mise au point est dans les deux cas faite sur le nez de l'individu ; les deux images sont réalisées à la même distance, avec le même cadrage (focale équivalente à 105 mm) et la même ouverture (f/5), avec un compact à capteur 1/2,3" à gauche et un reflex à capteur APS à droite.
Notez comme les sangles du harnais ou les poches de la penderie restent visibles sur le compact, alors qu'elles sont presque totalement estompées sur le reflex. Dans le premier cas, l'arrière-plan attire l'oeil et peut être gênant. Dans le second, l'oeil est attiré par la netteté sur le visage et ignore l'arrière-plan.

Attention, trop diminuer la profondeur de champ est parfois nuisible : dans notre exemple, elle est si réduite avec le reflex que même le visage n'est pas entièrement net. Pour éviter cet effet, il faudra fermer le diaphragme de l'objectif grâce aux réglages manuels de l'appareil.

La mesure des capteurs

Reste à mesurer la taille des capteurs... Et là, c'est Kafka qui s'en est occupé. Par une habitude héritée de la télévision à tube, on note en effet la taille du cercle d'image en fractions de pouces, le capteur occupant une partie de ce cercle d'image.

Ne cherchons pas à comprendre et contentons-nous de répertorier les tailles courantes :




Comment choisir son capteur ?
Comment fonctionne un capteur ?



Ce composant électronique est constitué d'un réseau d'éléments organisé comme un damier.
Ces éléments sont d'une forme spécifique au capteur (rectangulaires, carrés, octogonaux...) et réagissent à la lumière (ils sont « photosensibles »).
Ces éléments sont appelés photosites. Suivant la quantité de lumière reçue, les photosites produisent des charges électriques d'intensités variables qui vont permettrent de créer les pixels de la photographie numérique.
Pour être plus précis, plus la lumière est intense et l'exposition longue, plus la charge électrique qui en résulte est importante et inversement.




Pour retranscrire la couleur d'une image, chaque photosite est recouvert d'un filtre.
Le mode de couleur le plus souvent utilisé dans les capteurs est le RVB mais il existe également des capteurs basés sur le mode colorimétrique CMJN.
Dans le cas d'un capteur RVB, les photosites seront donc recouverts des filtres rouges, verts ou bleus.
Un filtre rouge stoppera donc les rayonnements vert et bleu ; un filtre bleu arrêtera les rayonnements rouge et vert, etc.
Il faut savoir que la sensibilité d'un photosite est moins importante pour la couleur verte, il faudra donc deux photosites pour s'occuper de cette couleur.
Pour résumer, il faudra donc 4 photosites pour mesurer une couleur (un pour le rouge, deux pour le vert et un pour le bleu) et donc créer un pixel.



Comment choisir son capteur ?
CCD, Cmos, SuperCCD...
Le capteur le plus répandu est le capteur CCD : Charge Couple Device, comprenez en français « Dispositif à transfert de charges ».
A l'origine, il a été développé pour des applications d'imagerie.
Il délivre des courants assez importants et requiert donc peu d'amplification.
Malheureusement, il est très gourmand en énergie et il est assez coûteux à fabriquer.



Canon et d'autres fabricants ont opté pour un autre type de capteur plus récent, le capteur Cmos.
La technologie Cmos est présente dans beaucoup de composants électroniques informatiques (mémoires d'ordinateur par exemple), les capacités de fabrication sont donc plus importantes et le prix moins cher.
Ce type de capteur est également moins gourmand en énergie mais demande plus d'amplification, du coup, il a tendance à générer plus de bruit !
Il faut noter également que le capteur CCD est plus rapide que le capteur Cmos...
Les capteurs évoluent et le capteur CCD a connu plusieurs développements différents.
Par exemple, Fujifilm a sorti le superCCD qui vise à produire des images plus dynamiques et plus proches du film ou Sony avec son système RGB+E

LE FORMAT


Le format de la prise de vue est le nombre de points utilisés sur l'horizontale et sur la verticale pour représenter la prise de vue. Ce paramètre dépend pour sa valeur maximale des caractéristiques du capteur de l'appareil photo. Les caractéristiques du capteur sont le plus souvent exprimées en mégapixels et représentent le produit de ces deux valeurs.
Sur la plupart des appareils photo numériques, le format de la prise de vue peut être choisi par sélection, afin d'optimiser l'occupation de la mémoire en fonction de l'usage ultérieur prévu pour l'image.

Formats d'enregistrement

Les formats d'enregistrement désignent à la fois le traitement et la manière dont sont écrites en mémoire les informations issues du capteur de l'appareil.
Ils peuvent être de plusieurs types :

RAW : Format d'image compressé non destructeur. Aucun traitement n'a été effectué par le processeur d'images sur le fichier. Les données sont directement celles acquises par le capteur (mais elles sont aussi très spécifiques du capteur et/ou de l'appareil photographique) et doivent faire l'objet d'un dématriçage au moyen d'un logiciel spécialisé.
Ce format est en quelque sorte l'équivalent d'une “image latente” de la photo numérique, apte à toutes les possibilités de traitement ultérieur (corrections de la sensibilité, du contraste, de l'équilibre chromatique). Chaque fabricant propose ainsi son propre mode Raw (dont l'extension de fichier est spécifique), qui nécessite un logiciel de conversion Raw pour être facilement manipulé et diffusé. L'utilisation du Raw rajoute donc une étape dans le flux de production d'images, au profit de la qualité de l'image au final.
Format TIFF : Les données acquises par le capteur n'ont pas été compressées mais sont stockées dans un format standard d'image numérique. La taille du fichier de données reste très élevée, mais la qualité est totalement préservée. Très peu d'appareils permettent d'enregistrer dans ce format.
Différentes autres dénominations sont utilisées par les fabricants pour décrire différents formats de compression (utilisant généralement l'algorithme de compression JPEG).
Étant donnée la difficulté à décrire précisément la compression, les fabricants ont inventé des dénominations comme Fin, Très Fin, etc. ou bien comme Normal, Haute qualité, Très haute qualité, etc., ou leurs abréviations. Mais ces dénominations ont rarement des correspondances précises ; elles donnent seulement une indication empirique du degré de compression et de la qualité d'image obtenue (et donc, indirectement, une indication de la taille de fichier résultante). La compression JPEG détériorant l'image, moindre est la compression, meilleure sera la qualité d'image.

APPAREIL NUMERIQUE


Un appareil photographique numérique (ou APN) est un appareil photographique qui capte la lumière sur un support de type électronique, plutôt que sur un film argentique, et qui convertit l'information reçue par ce support pour la coder numériquement.
Un appareil photo numérique utilise un capteur CCD ou CMOS pour acquérir les images, et les enregistre habituellement sur des cartes mémoire (CompactFlash, SmartMedia, Memory Stick, Secure Digital, etc.).

Un petit appareil photo numérique
Tout remonte à l'invention du capteur CCD en 1970.
Dans les années 1970 apparaissent les premières caméras vidéo destinées aux particuliers. Le constructeur Sony décide en 1981 d'utiliser ses connaissances dans le domaine de la vidéo pour fabriquer un appareil photo magnétique, le Mavica pour Magnetic Video Camera. Un disque magnétique permet le stockage de cinquante images en couleurs d'une définition de 490 × 570 points (280 000 pixels), au format NTSC. Un lecteur approprié permet d'afficher les photos sur un téléviseur. Pour ne pas être en reste, les autres constructeurs adoptent un support normalisé pour le stockage magnétique de photos : la disquette deux pouces (les ordinateurs de marque Amstrad utilisaient des disquettes trois pouces).
En 1989, Canon propose le Xapshot, destiné au grand public, qui dispose d'une définition de 786 × 300 points. Il est suivi de modèles baptisés Ion. Ces premiers modèles ne sont pas vraiment numériques, car l'image, si elle est bien capturée par une matrice de points, est stockée de façon analogique sur des mémoires magnétiques.
En 1991, le département Kodak Digital Science de Kodak sort un dos numérique pour un appareil photo reflex classique, le Nikon F3. Ce produit est destiné aux professionnels, notamment en raison de son prix prohibitif. Fujifilm et Nikon sortent un peu plus tard les Fujix, avec des caractéristiques comparables.
En 1992, le fabricant de souris Logitech lance le Fotoman, petit appareil numérique à connecter sur micro-ordinateur. L'appareil a une définition de 376 × 284 points, et stocke 36 photos en mémoire. C'est le premier photoscope entièrement numérique. L'année suivante, Apple propose un appareil similaire, le Quicktake, qui prend des photos en 640 x 480 ou 320 x 240.
À partir de 1994-1996 apparaissent des appareils photo numériques tels que nous les connaissons à l'heure actuelle, équipés d'un écran couleur LCD à l'arrière. Casio présente le premier appareil photo numérique avec écran à cristaux liquides qui montre l'image en temps réel et sauvegarde le cliché en mémoire le 14 novembre 1994.
L'explosion du marché se produit vers 1997-1998 avec une rapide multiplication des modèles. La définition, d'abord inférieure au million de pixels, croît rapidement, jusqu'à dépasser les 24 millions en 20091.


Légende des images
Types d'appareils photographiques numériques

Il existe actuellement plusieurs types d'appareils photographiques numériques que l'on peut classer par systèmes de visées et de captures.


Appareils avec écran uniquement














APN avec écran seulement
Ce type de fonctionnement se trouve principalement dans les appareils photos de type « compact », il ne possède pas de viseur. L'écran affiche l'image renvoyée par le capteur après avoir subi le redimensionnement nécessaire pour être affichée sur l'écran LCD.
Appareils avec écran et viseur optique[modifier]

APN avec écran et viseur optique
Comme pour le fonctionnement précédent, ce système se trouve principalement sur les appareils de type « compact ». Le viseur direct permet lors d'une luminosité trop importante d'avoir un cadrage correct, ce qui n'est pas le cas avec les écrans LCD. Le défaut du viseur direct est qu'il ne retranscrit pas l'image saisie par l'objectif, il peut donc y avoir un défaut de cadrage.
Appareils avec écran et viseur électronique







APN avec écran et viseur électronique
Ce système est principalement utilisé dans les appareils numériques dits « bridge ». Quel que soit le mode de visée utilisé, le cadrage est toujours correct puisque l'image est prise à partir de l'objectif. Elle est malgré tout redimensionnée et n'est donc pas aussi « vraie » que dans un système reflex.
Appareils reflex

Visée optique

Prise de vue
Le reflex affiche dans le viseur l'image exacte (sans conversion numérique, seulement par système optique). Cet avantage possède un point faible ; comme il y a un miroir qui se trouve devant le capteur, il est impossible, avant la prise de vue, d'avoir une image sur l'écran LCD.












Appareils reflex avec visée sur écran

Visée par écran LCD

Visée par le viseur optique

Prise de vue
Ce système permet, avant et après la prise de vue, d'utiliser l'écran en lieu et place du viseur
Cet appareil numérique permet aussi de voir sur l'écran la visée et faire les ajustements nécessaires à une excellente prise de photographies. Il est aussi possible, avant la prise de vue, d'avoir une image sur l'écran LCD.
Taille du capteur et qualité de l'image




La taille du capteur d'un appareil de type compact est d'environ 25 mm2. Celle d'un appareil de type reflex peut aller de 225 mm2 à 864 mm2 et plus.
La taille du capteur d'image varie en fonction des appareils. Les appareils de type compact sont habituellement équipés d'un capteur de taille assez réduite par rapport à celle d'un film photographique. Les appareils de type reflex sont équipés d'un capteur de plus grande taille, ce qui augmente la qualité d'image, en diminuant le bruit numérique et en augmentant la sensibilité ainsi que la dynamique. Une augmentation de la taille du capteur entraîne aussi une diminution de la profondeur de champ.